AGRICULTURE SAUVAGE
: LE CULTE DU "NON AGIR"...
Pas
de labours …
Pas de désherbage …
Pas de traitements …
Pas d'engrais …
Pas de taille …
Quand le sol est cultivé on change l'environnement naturel au point
de le rendre méconnaissable. Les répercussions de tels actes
ont donné des cauchemars à des générations innombrables
d'agriculteurs. Par exemple quand on soumet à la charrue un territoire
naturel, de très solides mauvaises herbes telles que le chiendent et
I'oseille arrivent parfois à dominer la végétation. Quand
ces mauvaises herbes s'installent, I'agriculteur est confronté à
une tâche presque impossible, le désherbage annuel. Très
souvent la terre est abandonnée. Quand on est confronté à
de tels problèmes, la seule solution de bon sens est de cesser en premier
lieu les pratiques contre-nature qui ont amené cette situation. L'agriculteur
a aussi la responsabilité de réparer les dommages qu'il a causé.
La culture du sol devrait être arrêtée. Si des mesures douces
comme de répandre de la paille et de semer du trèfle sont pratiquées,
au lieu d'utiliser des machines et des produits chimiques fabriqués
par I'homme pour faire une guerre d'anéantissement, I'environnement
reviendra alors à son équilibre naturel et même les mauvaises
herbes génantes pourront être controlées.
Les Principes :
Avant tout, nous devrions avoir une idée très précise
du rôle de l'agriculture.
Produire des légumes, des fruits, des céréales, élever
des animaux c'est nourrir l'Humanité, c'est assurer sa continuité.
On ne peut pas développer une Humanité en bonne santé
avec les aliments modernes.
Ils sont trop fragiles, hyper protégés depuis leur naissance
: semis en serre bien au chaud, désinfection des semences, du sol, traitements,
engrais chimiques qui accélèrent la croissance, protection contre
les prédateurs …
Vous ne trouvez pas que ça ressemble à la description de nos
enfants …
On ne peut pas se sentir en harmonie avec notre environnement, avec la nature,
si on consomme des aliments qui ont poussé loin d'elle.
Un aliment, pour être fort et nous amener de la véritable énergie
- pas celle de l'excès de sucre par exemple qu'il faut décharger
violemment en général - devrait connaître le froid, l'ardeur
du soleil, le manque d'eau parfois, l'escargot qui vient lui brouter quelques
feuilles, le pied qui va l'écraser - il se redresse sans problème
- c'est-à-dire pousser tout seul dans la nature. (sources : Bernard
magmi : agriculture.sauvage.free.fr)
Bien sûr, on garde les mauvaises herbes ...
Leur rôle :
- Assurer la protection du sol et éviter l'érosion en le recouvrant.
- Garder l'humidité et un milieu favorable à l'activité
des bactéries.
- Rendre le sol plus meuble grâce aux racines qui s'enfoncent.
- Créer des canaux qui vont conduire l'eau et l'air quand ces racines
vont sécher.
- Augmenter considérablement la couche superficielle d'humus quand les
plantes vont mourir, re
couvrir le sol et se décomposer …
Tout ça, si on ne laboure pas bien sûr !
Deuxième point :
Faire en sorte de ne garder que les herbes rampantes, genre véronique,
mouron, etc.
Les herbes hautes sont un obstacle à l'agriculture naturelle.
Pour cela, 2 solutions : - faucher régulièrement les grandes
herbes,
- semer du trèfle blanc nain qui va également avoir un rôle
fertilisant.
Les cultures sur sol « enherbé » se font couramment en arboriculture
et en viticulture.
(sources : Bernard magmi : agriculture.sauvage.free.fr)
La fertilisation :
Ce sont donc les « mauvaises herbes » qui vont alimenter en humus
le sol ainsi que certains légumes que l'on aura laissé monter
en graines et qui vont mourir à leur tour.
Ensuite, le trèfle blanc nain.
C'est une légumineuse, basse, et qui donc ne va pas gêner la croissance
des légumes.
Étant une légumineuse, il a la capacité de fixer dans
le sol l'azote de l'air grâce aux nodosités de ses racines.
Attention :
Croire qu'il suffit de semer le trèfle une seule fois est une grande
erreur.
Premièrement, il a du mal à s'installer et à gagner sur
les herbes existantes même si on les fauche avant de le semer et qu'on
attend une période favorable - octobre ou février/mars.
Ceci si on ne laboure pas avant de semer. Si on laboure, c'est beaucoup plus
simple.
Deuxièmement, il a une durée de vie de quelques années
seulement.
Il faut donc ressemer à intervalles réguliers.
(sources : Bernard magmi : agriculture.sauvage.free.fr)
Les semis :
Trèfle blanc nain :
Se trouve très facilement chez les grainetiers.
Si on ne laboure pas, il est impératif de l'enrober dans des boulettes
d'argile avant de le semer.
Comme on le sème à la surface du sol, les fourmis s'en occuperont
bien avant qu'il ne germe …
Les légumes :
Mélanger toutes les graines que vous désirez semer.
Comme le trèfle, ou avec le trèfle, enrobez-les dans des boulettes
d'argile.
Semer à la volée le plus régulièrement possible.
Il faudra certainement renouveler l'opération plusieurs fois avant d'avoir
une plantation homogène.
Par la suite, il suffit de laisser chaque année une partie de la production
- 10% environ - monter en graines et le cycle naturel se mettra en place.
Les graines qui tombent sont alors protégées par le fouillis
présent sur le sol et les fourmis ne font pratiquement plus de dégâts,
les oiseaux non plus.
Les semences attendront patiemment que les conditions soient favorables pour
germer.
(sources : Bernard magmi : agriculture.sauvage.free.fr)
(à suivre) ...